Autore: Joseph-Cèsar Perrin
Anno di pubblicazione: 2026
Pagine n.302
L’activité minière de Saint-Marcel est très ancienne: ses mines étaient déjà exploitées par les Romains, voire par les Salasses ; mais en sus de la pyrite et de la chalcopyrite des filons de Servette cette commune possède aussi du minerai de manganèse, à Prabornaz, dont la première mention remonte à l’année 1415. Depuis lors, le gisement a été exploité par la noble famille De Challant, propriétaire de fief de Saint-Marcel, et ensuite par les Perrone, les Davise, les Bordon et d’autres entrepreneurs. Ce manganèse était considéré «le meilleur de toute l’Europe» et, grâce à cette renommée, il était très recherché par les verreries de plusieurs pays européens. Les verriers du Piémont n’étaient pas les seuls à se servir du manganèse de Saint-Marcel car, en effet, ce minerai était vendu en Savoie et Haute-Savoie, en France (Manufacture des Glaces de Paris, verreries de
Rouelles (Haute-Marne) et dans le Sud), en Suisse, en Allemagne... et il était hautement apprécié déjà vers la première moitié du XVe siècle par les verreries de Murano (Venise) qui continueront à l’employer tellement qu’au début du XIXe siècle elles absorbaient plus d’un quart de la production.
Cette recherche, conduite essentiellement sur les documents des archives des nobles De Challant, a voulu retracer cinq siècles d’histoire d’exploitation de la mine de Prabornaz à travers les conventions pour l’extraction, la vente, le transport du manganèse jusqu’à la fermeture survenue vers la moitié du XXe siècle.
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